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11/14/2012

Les contes du mercredi (8)


Bonjour ! Je suis tombée sur de vieilles photos de classe l'autre jour et ça m'a rendu toute nostalgique. J'avais donc envie de faire un billet en conséquence. Et quand je repense à mes années de petite écolière, je pense tout de suite aux fables et autres poésies que nous devions apprendre par coeur et réciter devant la classe entière (oh joie !). Un conte du mercredi un peu diffèrent donc puisque je vais vous poster directement les fables de Jean de la Fontaine qui je crois resteront gravées à jamais dans ma mémoire. ^^ Continuez de lire si vous avez envie de faire un petit retour dans le passé pendant quelques minutes. ;)

***

La cigale et la fourmi 



La Cigale ayant chanté
Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
"Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'oût, foi d'animal,
Intérêt et principal. "
La fourmi n'est pas prêteuse :
C'est là son moindre défaut.
"Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant."

***

Le Corbeau et le Renard



Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois."
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. "
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.

10/31/2012

Les contes du mercredi (7) spécial Halloween


Pour fêter Halloween comme il se doit, j'ai demandé à Google un conte bien gore et je n'ai pas été déçue du voyage, comme on dit. Attention ça va être un peu long.

***

Le conte du genévrier


J'ai été assez surprise par le début qui est plus ou moins le même que pour Blanche-Neige. On a un couple qui désire plus que tout au monde avoir un enfant mais n'y arrive pas. Jusqu'au jour ou la femme, en se pelant une pomme sous le genévrier, se coupe le doigt et dit "Oh ! si j'avais un enfant, si seulement j'avais un enfant vermeil comme le sang et blanc comme la neige !" Bien entendu, son souhait est réalisé. Si seulement c’était aussi simple de tomber enceinte dans la vraie vie ! Pendant sa grossesse, elle demande à son mari de l'enterrer sous le genévrier si jamais elle vient a mourir. Le neuvième mois, elle met au monde "un garçon blanc comme la neige et vermeil comme le sang, et lorsqu'elle le vit, elle en fut tellement heureuse qu'elle en mourut." J'aime les contes, on peut y mourir de bonheur, n'est ce pas merveilleux ?!

Son mari l'enterre donc sous le genévrier et une fois son deuil terminé il épouse une autre femme. Attention, la méchante marâtre entre en scène ! ^^ Avec cette nouvelle femme il a une fille et la marâtre veut absolument que sa petite soit la seule héritière de la fortune du mari. Poussée par le diable (rien que ça !) elle commence à maltraiter le garçon. 

Un jour, la petite fille demande une pomme à sa mère. (Les pommes se trouvent dans un coffre. Si, si c'est un détail important !) Mais quand la petite fille lui demande si son frère pourra en avoir une, la marâtre, agacée, reprend la pomme à sa fille et la remet dans le coffre. Lorsque le petit garçon arrive de l'école, la marâtre lui demande s'il veut une pomme, ouvre le coffre pour qu'il en choisisse une et (c'est la que ça devient gore) rabat le couvercle avec une telle force que la tête de l'enfant est coupée net. Elle se rend quand même compte de ce qu'elle vient de faire ! "Ah ! si je pouvais éloigner de moi ce que j’ai fait !" et sa solution...... elle récupère la tête  la remet sur le corps du garçon en la serrant avec un foulard blanc pour qu'on ne puisse rien voir et assit le gamin sur une chaise avec une pomme dans la main, comme si de rien n’était. Normal quoi ! Mais ce n'est pas tout. Lorsque, un peu plus tard, sa fille vient lui dire que son frère est assis sur une chaise, blanc comme un linge et qu'il refuse de lui répondre, la marâtre dit à sa fille de retourner auprès de lui et s'il refuse encore de lui répondre elle lui conseille de lui flanquer une bonne claque. Ce que la petite fait...

Lorsque la tête roule par terre, la fillette hurle et court vers sa mère qui lui dit de ne rien dire à personne. La marâtre décide alors de faire cuire le garçon en ragoût et Marlène (la petite fille) pleure tellement qu'il n'y a pas besoin de sel... Je crois vraiment qu'on ne peut pas faire plus dégueu en matière de conte !
Quand le père rentre, sa femme lui dit que le garçon est parti chez sa grand mère quelques semaines et lui sert le ragoût qu'il mange dans sa totalité. Après ça, Marlène dépose les restes de son frère sous le genévrier dans un petit foulard. C'est à se demander comment, avec une mère pareille, elle peut être aussi gentille ! L'arbre se met alors à bouger et un brouillard avec du feu en son centre se lève et de ce feu sort un oiseau magnifique qui s'envole et disparaît dans le ciel en chantant. La petite constate que le foulard a disparu et a comme l'impression que son petit frère est toujours vivant. Joyeuse, elle rentre à la maison, se met à table et mange.

L'oiseau se pose sur la maison d'un orfèvre et se met à chanter :

"Ma mère m'a tué ;
Mon père m'a mangé ;
Ma sœurette Marlène
A pris bien de la peine
Pour recueillir mes os jetés
Dessous la table, et les nouer
Dans son foulard de soie
Qu'elle a porté sous le genévrier.
Kywitt, kywitt, bel oiseau que je suis !"

L'orfèvre, qui est en train de fabriquer une chaîne en or, sort de chez lui précipitamment et, émerveillé, demande à l'oiseau de chanter à nouveau. Celui-ci accepte en l’échange de la chaînette en or.
Il s'envole ensuite jusqu'au toit d'un cordonnier et chante. Lorsque le cordonnier lui demande de rechanter, il demande un cadeau en échange. Il obtient une paire de chaussure rouge. Puis, il va chanter près d'un moulin et lorsque les meuniers lui demandent de chanter à nouveau il demande une meule en échange  Enfin, il regagne la maison avec dans une patte la chaînette en or, dans l'autre la paire de chaussure et la meule autour du cou. Et la, comme par hasard, le père se sent soudainement merveilleusement bien et sa femme, par contre, se sent effrayée. La petite Marlène, quant à elle, pleure. (Pour changer ^^)

L'oiseau se met alors à chanter. Le père se précipite dehors pour écouter. A la fin de sa chanson, l'oiseau laisse tomber la chaînette autour du cou du père. C'est au tour de Marlène de sortir et elle reçoit en cadeau les chaussures. La marâtre pendant ce temps la est au bord de la panique et fini par sortir aussi pour prendre l'air. Mais, aussitôt dehors, l'oiseau laisse tomber la meule. Elle est réduite en bouillie. En entendant le fracas, le père et la fillette sortent, et voient une vapeur monter et se transformer en feu. Quand les flammes disparaissent, le petit garçon est là. Il les prend tous les deux par la main et tous les trois et "tous trois, pleins de joie, rentrèrent dans la maison, se mirent à table et mangèrent."

Tout est bien qui finit bien ! :) J'ai personnellement bien aimé. En plus, il y a pleins de références a d'autre contes. Enfin bref, si vous avez réussi à lire jusqu'à la fin je vous félicite ! ^^ Vous pouvez le lire ICI. Et joyeux Halloween ! :D 

10/17/2012

Les contes du mercredi (6)


Cette semaine, je vous raconte l'histoire de Raiponce des frères Grimm. Vous en avez surement entendu parler puisque Disney en a fait un film pas plu tard que l’année dernière. Très chouette film au passage, si vous ne l'avez pas encore vu, foncez !

***

Raiponce



Un mari et sa femme vivent près d'un magnifique jardin appartenant à une sorcière que tout le monde craint. Le couple rêve plus que tout d'avoir un enfant et lorsque la femme tombe enfin enceinte, elle est prise d'envies incontrôlables. Comme toute femmes enceintes qui se respectent, n'est-ce pas ? ;)

Enfin bref, Madame veut absolument manger de la raiponce a telle point qu'elle s'en rend malade. "Ah ! je vais mourir si je ne peux pas manger des raiponces du jardin de derrière chez nous !" Son mari ne voulant pas voir sa femme mourir pour si peu, décide de lui en rapporter coûte que coûte et s'introduit donc dans le jardin de la sorcière. Tout se passe bien et la femme est ravie de sa salade. Malheureusement, elle en reveut et le mari s'introduit donc une nouvelle fois dans le jardin et se retrouve face a face avec la sorcière. L'homme s'empresse d'expliquer la situation pour calmer la fureur de la sorcière et ça marche. Enfin plus ou moins...

En échange des raiponces, la vieille sorcière lui fait promettre de lui donner l'enfant que sa femme attend. "Le mari, dans sa terreur, accepta tout sans discuter." De la salade contre un enfant, normal quoi ! Bref, le bébé naît et la sorcière l'emporte aussitôt et lui donne le nom de Raiponce.

Lorsque Raiponce atteint l'âge de 12 ans, la sorcière l'enferme dans une tour sans porte ni escalier. Et quand elle veut entrer il lui suffit de crier "Raiponce, Raiponce, Descends-moi tes cheveux." car la jeune fille a "de longs et merveilleux cheveux qu'on eût dits de fils d’or."

En plus d'être parfaite physiquement, elle a aussi une voix magnifique. Un jour, alors qu'il passe par la, un prince l'entend et tombe immédiatement sous le charme. Il revient chaque jour pour l'écouter jusqu'à ce qu'il découvre comment la sorcière monte dans la tour...
Il décide alors de tenter sa chance et a la nuit tombante il entre dans la tour. Raiponce d'abord effrayée finit par se laisser convaincre de partir avec le prince pour l'épouser. "voyant qu’il était jeune et beau, elle pensa : « Celui-ci m’aimera sûrement mieux que ma vieille mère-marraine, la Taufpatin »" C'est d'un romantisme ! XD

Elle lui demande alors d'apporter a chacune de ses visites un fil de soie avec lequel elle fera une échelle pour pouvoir quitter la tour. Pas une brillante idée si vous voulez mon avis, ça risque de prendre un temps fou... 

Bref ! Un jour elle parle accidentellement (elle est pas très intelligente, on ne peut pas tout avoir ^^) du prince a la sorcière. Celle-ci, furieuse, lui coupe les cheveux et l’abandonne dans un désert "à une existence misérable et pleine de détresse." Ensuite, elle attache les cheveux a la fenêtre pour tromper le prince et quand il arrive dans la tour elle lui explique qu'il ne reverra jamais sa bien aimée. Le prince saute alors par la fenêtre, tombe au milieu d'épines et y perd la vue. C'est pas joyeux tout ça, on se croirait presque chez Andersen !

Bon il y a une fin heureuse puisque, après avoir erré des années il finit par arriver dans le désert de Raiponce. Celle-ci lui saute au cou en pleurant et oh magie! Il retrouve la vue ! Ils retournent donc dans le royaume du prince et ils y vivent "pendant de longues, longues années de bonheur."

Vous l'aurez compris Raiponce contient tout les clichés possibles et imaginables et le passage du malheur au bonheur total est un peu violent mais j'ai quand même bien aimé ce conte ! Vous pouvez le lire ICI.

10/03/2012

Les contes du mercredi (5)



Cette semaine encore, je vous fais du 2 en 1, un conte / mini chronique. ^^ Je vais vous parler d'une histoire très connu, celle du Petit Prince de Saint Exupery. Pensez ce que vous voulez, mais je maintiens que Le petit prince est un conte !

***
Le petit Prince - Antoine de Saint-Exupery 

Malheureusement, j'ai lu ce livre bien trop tard ! Peut être que je l'aurais plus apprécier plus jeune mais la, je me suis un peu ennuyée. C'est très enfantin et même s'il y a un cote philosophique indéniable qui est sûrement très intéressant à étudier, le style m'a empêcher de l'apprécier. Comprenez bien que ce n'est pas l'histoire que je n'ai pas aimé, au contraire, c'est une très jolie histoire avec une morale intelligente et d'actualité mais, certains passages étaient ennuyeux.

Le petit prince
Peut être que je n'étais tout simplement pas d'humeur pour ce genre de livre quand je l'ai lu...

Alors que notre narrateur est dans le désert, au milieu de nulle part, et tente de réparer son avion avant de mourir de soif, il rencontre le petit prince, tout droit venu d'une autre planète. Cet enfant va lui raconter son voyage jusqu'à la terre.

Je n'en dirai pas plus sur l'histoire car je pense qu'il faut la lire en en sachant le moins possible pour pouvoir se faire sa propre opinion. Je pense qu'il y a des tas de façons de l'interpréter et tout dépendra de votre âge et même de votre humeur du moment.

Sachez seulement que c'est une histoire sympathique qui fait réfléchir. On rencontre des tas de personnages mais on se souvient surtout du petit prince si innocent et attachant.

Bref, c'est un classique qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie. Et même si je me suis un peu ennuyé par moment ça reste une belle histoire.

3/5

9/26/2012

Les contes du mercredi (4)


Wow, mon dernier « conte du mercredi » date d'il y a un mois ! J'essaierai de faire mes articles en avance dorénavant parce que je ne sais pas pourquoi, mais je suis toujours débordée les mercredis. Bref, un article un peu diffèrent pour cette fois puisque la semaine dernière, Elisabeth Delaigle m'a contacté et proposé la version PDF de son livre. Au passage, je tiens encore une fois à la remercier ! C'est donc des Contes de la Lune dont je vais vous parler aujourd'hui.

***
Les contes de la lune – Elisabeth Delaigle

contes de la lune, Elisabeth Delaigle

Ce livre regroupe plusieurs contes avec pour thème central la lune : l'histoire de Waban et de son aigle, l'histoire d'une très belle princesse qui suite a une malédiction, voit ses cheveux pousser dangereusement vite chaque nuit de pleine lune, l'histoire des souris qui pensent que la lune est un fromage, l'histoire de Ben qui veut devenir boxeur, celle de Miette qui a faillit mourir en tentant d'attraper la lune, ou encore celle de Pierre et Paul qui, pour les beaux yeux d'une fille, partent chasser la lune et enfin, l'histoire de Mayak qui, en péchant, aperçoit un poisson rond et jaune qu'il n'arrive pas à attraper...
Je crois que mon conte préféré et Le buveur de lune, que j'ai trouvé beau et touchant. Une chose est sure, ça change des contes que j'ai pris l'habitude de lire ces derniers temps. Ici, pas de violence ni de fins horribles, ce qui n'est pas plus mal d'ailleurs ! Ce sont des contes très sympathiques qui se lisent facilement. Parfaits pour des enfants. (Bien qu'il y a quelques mots peut être un peu compliqués, mais rien de bien méchant !) L'écriture est belle, légère et pleine de douceur. C'est très agréable à lire. Du coup, on termine la lecture bien trop rapidement, malheureusement. J'avoue l'avoir lu en deux fois dans l'unique but de faire durer le plaisir. ^^ Le livre contient aussi de belles illustrations qui illustrent parfaitement chaque conte.

De jolis contes qui raviront les petits et les autres...

4/5

8/22/2012

Les contes du mercredi (3)


En cette période de canicule j'ai choisi un conte de Noël, La petite fille aux allumettes, ainsi que La princesse au petit pois. Ce sont deux contes d'Andersen très connus et aussi très courts. Liens à la fin de l'article.

***

La princesse au petit pois


Un prince recherche une princesse pour devenir sa femme mais aucune ne lui convient.
Une nuit, une jeune femme, trempée à cause de l'orage, arrive au château et prétend être princesse. La reine pour en avoir le coeur net, décide de la tester. Elle dépose un petit pois sous 20 matelas et 20 édredons. Le lendemain, la jeune fille dit avoir très mal dormi à cause de "quelque chose de si dur que j’en ai des bleus et des noirs sur tout le corps !" Désormais convaincu qu'elle est une vraie princesse, puisque "Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d’une authentique princesse." le prince décide de l’épouser.

Je ne suis pas certaine de comprendre la morale de l'histoire. Ne pas juger au premier regard, peut être ? Ou bien, la patience finit toujours par être récompensé? Si vous avez lu ce conte, donnez moi votre avis car je sèche.


***

La petite fille aux allumettes


Un vrai conte comme je les aime, avec des métaphores, des sous entendus, etc… et avec une morale claire. Le seul problème, c'est qu'il est horrible. Pire encore que le Petit Chaperon Rouge. Apparemment, la plupart des contes de Monsieur Andersen sont tristes. C'est le cas de celui-ci.

C'est le soir de Noël, il fait très froid, une petite fille est pied nus dans la rue et essaie de vendre des allumettes. Mais personne ne fais attention à elle. Morte de froid et fatiguée, la fillette décide de s'asseoir entre deux maisons et pour essayer de se réchauffer craque une allumette puis, émerveillée, elle en craque une deuxième, puis une troisième...

Histoire d'en rajouter une couche, on nous dit que la petite est battue par son père et que sa grand mère "le seul être qui l'avait aimée et chérie" est morte peu de temps auparavant. Charmant !

Au bout d'un moment, alors qu'elle craque une énième allumette, la petite fille voit apparaître la fameuse grand mère. Sûrement des hallucinations dues au froid et au fait qu'elle est en train de mourir... Elle supplie sa grand mère de l'emmener et de ne pas l'abandonner. Et au final, elle craque toutes ses allumettes et meurt dans la neige.

Bref, ce conte est très cruel et en plus on insiste bien sur le contraste entre la petite fille, qui est la misère personnifiée, et les autres qui festoient et sont joyeux. Elle meurt dans la plus totale indifférence.
Pas très joyeux comme conte de Noël....

Bon, Andersen tente de rattraper le coup en nous disant que finalement, c'était la meilleure fin pour la fillette. "Si elle avait bien souffert, elle goûtait maintenant dans les bras de sa grand-mère la plus douce félicité." Mouais, personnellement je ne suis pas convaincue. 

En plus : Vous pouvez lire ces deux contes ICI et ICI

8/08/2012

Les contes du mercredi (2)


Cette semaine, j'ai choisi un conte de Perrault.

***

Le Petit Chaperon Rouge


Je me souviens avoir été très surprise en lisant ce conte parce que j'avais en tète la version gentille dans laquelle le Petit Chaperon Rouge se fait manger par le loup mais un chasseur la délivre et tout va bien dans le meilleur des mondes. Rien de tout ça chez Perrault. L'histoire en elle même était la même que dans mes souvenirs, c'est la juste fin qui diffère quelque peu...

petit Chaperon rouge, perrault
D'un coté, on a le Petit Chaperon Rouge qui est pure et innocente et bien sur très naïve. Et de l'autre, on a le méchant loup qui ruse et ment afin d'obtenir ce qu'il veut : la fillette.
C'est une histoire vieille comme le monde !

Le Petit Chaperon Rouge est chargée d'apporter une galette et un petit pot de beurre à sa grand-mère malade. Elle quitte donc la sécurité de son village et traverse la foret ou le loup rode. Pas méfiante du tout, elle dit au Loup ou elle va et pourquoi. Il lui propose alors de faire la course et lui fait prendre le chemin le plus long. Il se dépêche d'aller chez la grand-mère, entre ("Tire la chevillette, la bobinette cherra.") mange la vieille dame et attend sagement le Petit Chaperon Rouge dans le lit.


Pendant ce temps là, la fillette prend tout son temps et lorsqu'elle arrive enfin, elle ne s'inquiète pas plus que ça de la voix différente de sa grand-mère, après tout celle-ci est malade.

Lorsque le loup lui dit de la rejoindre au lit (pédophilie, bonjour!) encore une fois, elle ne se méfie pas et entre dans le lit sans aucune hésitation puis se fait dévorer. Elle se rend quand même compte avant, que ce n'est pas sa grand-mère "Ma mère-grand, que vous avez de grand bras?" et pourtant elle ne tente pas de s'échapper...

petit chaperon rouge, perrault

Il ne pouvait pas y avoir de happy end sinon la moralité à la fin n'aurait eu aucun sens :

"On voit ici que de jeunes enfants, 
Surtout de jeunes filles 
Belles, bien faites, et gentilles, 
Font très mal d'écouter toute sorte de gens, 
Et que ce n'est pas chose étrange, 
S'il en est tant que le loup mange. 
Je dis le loup, car tous les loups 
Ne sont pas de la même sorte ; 
Il en est d'une humeur accorte, 
Sans bruit, sans fiel et sans courroux, 
Qui privés, complaisants et doux, 
Suivent les jeunes Demoiselles 
Jusque dans les maisons, jusque dans les ruelles ; 
Mais hélas ! qui ne sait que ces Loups doucereux, 
De tous les Loups sont les plus dangereux."

Personnellement, je trouve cette fin bien plus efficace que les "ils se marièrent et vécurent heureux jusqu'à la fin des temps" qu'on peut voir dans d'autres contes.

Bref, un conte sympathique, très moralisateur et, encore une fois, un brin sexiste mais comme on me l'a rappelé pour Blanche-Neige il ne faut pas que j'oublie que ces contes sont très vieux et qu'à l'époque c'était comme ça.

8/01/2012

Les contes du mercredi (1)


J'ai lu du Perrault au lycée et bien sur, comme tout le monde, j'ai aussi vu les Disney. Mais les films n'ont souvent rien à voir avec les véritables histoires et c'est tant mieux parce que certains contes ne sont en réalité pas pour les enfants !

Bref, mes connaissances en matière de contes sont quasi nulles. J'ai donc décidé de changer ça et pour me motiver, j'instaure ce petit "rendez-vous" que j'appelle Les contes du mercredi.
Le principe est simple : chaque semaine (ou au moins tous les quinze jours), je chroniquerai rapidement un ou plusieurs contes. 

J'ai les contes des frères Grimm, les contes d'Andersen et évidemment les contes de Perrault donc je pense que ça va m'occuper pendant un bon petit moment.

Et on commence tout de suite avec...

***

Blanche-Neige


Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé ce conte. Certains disent que c'est un conte initiatique, moi je trouve que c'est surtout un conte machiste.

Un hiver, une reine se pique le doigt en cousant et quelques gouttes tombent sur la neige. En voyant ça, elle se dit : "Je voudrais avoir une petite fille qui ait la peau blanche comme cette neige, les lèvres rouges comme ce sang, les yeux et les cheveux noirs comme les montants de cette fenêtre." Son voeu va être exaucer mais elle perdra la vie en accouchant.

Le roi se remarie avec une femme très belle mais méchante. Son miroir magique ne cesse de lui répéter qu'elle est la plus belle jusqu'au jour ou, Blanche-Neige (qui a bien grandit) est finalement plus jolie qu'elle. La reine, jalouse, demande alors à un chasseur de tuer Blanche-Neige. Mais il se contente de l'abandonner dans la foret ou elle va finir par trouver la maison des sept nains qui vont l'accueillir. 

Blanche-neige, contes, grimm

Il y a une chose qu'il faut savoir au sujet de Blanche-Neige. Elle est complètement idiote. Lorsque les nains l'accueillent, ils lui disent : "Tu t'occuperas de la maison, tu feras la cuisine, et tu raccommoderas notre linge..." et elle accepte "toute heureuse."
En gros, ils lui proposent de devenir une bonne à tout faire et elle est contente...

Ensuite, par trois fois la reine essaie de la tuer et à chaque fois elle se fait avoir. Alors que bon, la reine n'est pas très subtile. Blanche-Neige est d'une naïveté telle qu'on a envie de la secouer et de hurler « Allô! Tu ne vis pas dans le monde des Bisounours ! » 

Une fois que la reine a réussi à la tuer (ou du moins c'est ce que croient les nains) ces derniers lui font... un cercueil en verre ! C'est une fille pas un objet de décoration !

Ensuite, le temps passe puis, un beau jour, un prince arrive. Il tombe immédiatement amoureux de Blanche-Neige, sans même lui avoir parlé. Il la voit et paf! c'est le grand amour, il ne peut plus s'en passer : "Faites m'en cadeau ! Je ne peux plus vivre sans voir Blanche neige."  

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Donc le prince s'en va en emportant avec lui son nouvel objet de décoration Blanche-Neige. Mais en chemin, un des porteurs trébuche et la secousse déloge le morceau de pomme resté coincé dans sa gorge. Elle se réveille et, le prince, un homme qu'elle n'a jamais vu de sa vie, lui demande de l'épouser. Bien entendu, elle accepte avec joie (idiote!).

Et alors, la fin de l'histoire est juste merveilleuse ! Le jour du mariage, la reine meurt "terrassée par sa propre jalousie" en voyant Blanche-Neige. Morale de l'histoire : la jalousie est dangereuse pour la santé.

Plus sérieusement, je sais que c'est un conte mais là, on frise le ridicule.