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4/07/2018

Les femmes savantes de Molière

Tempête domestique chez Chrysale, grand bourgeois débonnaire au bon sens légendaire, dont la femme mène son monde à la baguette : celle-ci, enragée de philosophie, de sciences et de poésie, est en train de ruiner sa famille pour prendre des cours de " savanterie " sous l'emprise d'un rimailleur cynique et profiteur. Elle fait également le malheur de sa fille cadette qu'elle a promise au pédant qui lui sert de professeur et mentor. Dès lors, la situation s'envenime, des rivalités éclatent et les masques ne vont plus tarder à tomber...

Ce sera une chronique rapide aujourd'hui car je n'ai tout simplement pas grand chose à dire sur cette pièce sans grand intérêt.

Je ne connais pas très bien Molière (il me semble avoir lu une seule de ses pièces) mais ce n'est pas Les femmes savantes qui me fera tomber sous le charme de ce dramaturge. En fait, je suis passée complètement à côté de cette pièce. Elle n'est que misogynie et moquerie (pas étonnant, vous me direz, vu l'époque) et rien d'autre. Je ne pense pas avoir ri une seule fois, mais surtout, je me suis beaucoup ennuyée. J'ai même carrément sauté quelques répliques. Comme beaucoup de pièces de théâtre, l'histoire est aussi très prévisible. Ce n'est pas dérangeant habituellement, mais puisqu'elle est aussi inintéressante, j'aurais au moins aimé avoir une fin surprenante.

En bref, Les femmes savantes ne me laissera pas un souvenir impérissable.

2/5

8/05/2016

Harry Potter et l'enfant maudit de J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

Harry Potter and the Cursed Child, J.K. Rowling
Être Harry Potter a toujours été difficile et ce n'est pas plus simple maintenant qu'il est un employé surmené du Ministère de la Magie, en plus d'être marié et père de trois enfants scolarisés.
Pendant qu'Harry se débat avec son passé, son plus jeune fils, Albus, lutte contre le poids de l'héritage familial qu'il n'a jamais désiré. Alors que le passé et le présent se mêlent, père et fils apprennent la dérangeante vérité : parfois, les ténèbres viennent d'endroits inattendus.


Après des mois d'attente, la première chose que j'ai faite dimanche matin a été de me précipiter sur amazon pour acheter Harry Potter et l'enfant maudit ! Autant vous prévenir tout de suite, je suis une grande fan d'Harry Potter depuis plus de 15 ans donc cet avis ne sera pas objectif du tout.

"The truth is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution."

Alors, qu'est ce que j'ai pensé de cette pièce de théâtre ? J'ai adoré ! On reprend l'histoire là où on l'a laissé dans Les Reliques de la Mort: sur la plateforme 9 3/4, Albus prêt à partir pour sa première année à Poudlard. On est donc replongé dans l'univers Harry Potter dès les premières pages, pour notre plus grand plaisir ! Forcément, je suis rentrée dans l'histoire rapidement et j'ai été submergée par tout un tas d'émotions. Vous savez quand on rencontre un vieil ami après des années ? C'est exactement l'impression que j'ai eu en lisant cette pièce. Retrouver Harry, Ron et Hermione m'a fait chaud au cœur. Je ne peux pas vous dire ce qu'ils sont devenus (spoilers) juste que j'en suis pleinement satisfaite.

"Let's have another baby. ... Or if not another baby, a holiday. I want a baby or a holiday and I'm going to insist on it."

J'ai adoré découvrir la nouvelle génération. (Principalement Albus Potter et Scorpius Malefoy.) Scorpius est juste adorable ! Son seul problème c'est qu'il a tendance à trop suivre Albus dans ses bêtises. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal avec ce dernier. je l'ai trouvé un peu égocentrique et surtout complètement stupide ! Il prend décisions idiotes sur décisions idiotes sans jamais penser aux conséquences. C'est très frustrant pour le lecteur.

"In every shining moment of happiness is that drop of poison: the knowledge that pain will come again. Be honest to those you love, show your pain. To suffer is as human as to breathe."

L'histoire est certes un peu tirée par les cheveux mais soyons honnêtes, c'est le cas de tous les HP et j'ai personnellement adoré chaque seconde de ma lecture. J'ai même pleurer par moment (Acte 4, scène 12 - préparez vos mouchoirs !) Je ne vais pas mentir, lire HP en pièce de théâtre était un peu étrange mais on a eu 7 livres et 8 films avant, donc on a aucun mal à s'imaginer les scènes.

En conclusion, et je crois que vous l'aurez compris, j'ai adoré cette pièce ! Elle n'est, certes, pas parfaite mais elle m'a permis de me replonger dans un univers avec lequel j'ai grandit et que j'aime de tout mon cœur et rien que pour ça, merci Jo !

4/5

12/14/2012

Macbeth - W. Shakespeare + Fahrenheit 451 - R. Bradbury en quelques mots...

Bon, j'ai laissé traîner ces deux livres à chroniquer pendant si longtemps qu'il m'est désormais impossible d'en faire une chronique complète donc je vais vous les présenter rapidement dans cet article !

***

Macbeth - William Shakespeare



Le général écossais Macbeth revient du combat où il a vaillamment défendu son seigneur Duncan quand, en pleine lande, trois sorcières apparaissent et lui annoncent qu'il deviendra roi. 

Lorsque Duncan lui rend visite pour le récompenser de sa bravoure, Macbeth, hanté par la prédiction des sorcières et poussé par sa femme, tue son hôte et s'empare du pouvoir. 

En proie au remords, le couple sombre peu à peu dans la folie...


Une tragédie comme on les aime, pleine de meurtres, de trahisons et de violence. Quand des sorcières sorties de nul part lui dévoilent son avenir, Macbeth décide d'aider un peu le destin. Son ambition va le pousser à commettre des choses irréparables et lui jouer de bien mauvais tours. Une pièce assez moralisatrice donc. J'ai passé un très bon moment de lecture comme toujours avec Shakespeare (en tout cas pour l'instant)

4/5

***

Fahrenheit 451 - Ray Bradbury


Fahrenheit 451 - Ray Bradbury

Montag est pompier, mais dans cette société futuriste, son rôle tient plus du censeur que du secouriste. 
Il est en effet interdit de posséder des livres et ceux-ci sont systématiquement brûlés. Il finit pourtant par en voler un et sa vie en sera bouleversée. 
A quoi serait-on exposé dans un monde où le loisir supplanterait toutes formes d'idées, où l'esprit critique n'existerait plus? Telles sont les questions qu'aborde ce grand roman d'anticipation. 



J'ai lu Fahrenheit 451 dans le cadre du Nerdfighter Book Club organisé par les Vlogbrothers : John Green (auteur de Qui es-tu Alaska?, La face cachée de Margo, Nos étoiles contraires...) et son frère Hank.

J'ai été plutôt déçue par cette lecture. Pour un classique, je ne l'ai pas trouvé très abouti.
J'ai trouvé le style de l'auteur assez plat et les personnage pas très réalistes. Du coup, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux ou ne serait-ce qu'a m'intéresser a eux.

Montag est un pompier. Sauf que dans ce monde, les pompiers n'éteignent pas le feu, ils l'allument. En fait, leur travail est de détruire les livres. Car dans ce monde, il est interdit de lire.
Les gens ne réfléchissent pas, ne pensent pas, ils sont complètement abrutis par la technologie. Ils ont des pans de murs entier dans leurs maisons qui sont en fait des télévisions qui hurlent a longueur de journées.

Fahrenheit 451 est un livre qui a beaucoup de potentiel mais qui au final n'est pas très intéressant. Il a quand même le mérite de faire réfléchir les lecteurs, ce qui en soit n'est déjà pas si mal.

2/5
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Si ça vous intéresse et que vous avez un bon niveau d'anglais, je vous met les liens vers les vidéos de John et Hank sur Fahrenheit 451 :

- Partie 1 - Le foyer et la salamandre : L'avis de John et l'avis de Hank
- Le reste du livre : Vidéo de John

10/05/2012

Hamlet - William Shakespeare

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"II y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark !" Le soir venu, le spectre du roi défunt hante les brumes du château d'Elseneur.
II crie vengeance. Honte à son frère Claudius, le lâche assassin ! Hamlet, son fils, a promis... Ce crime ne restera pas impuni. Mais au bord du gouffre, le voilà qui vacille : " Être ou ne pas être ? " Jeu de miroirs, faux-semblants... Théâtre dans le théâtre... Folie simulée ou véritable démence ? Le meurtre est pourtant bien réel. Et la mort d'Ophélie annonce d'autres désastres. Au coeur de la tragédie jaillissent alors les voix mystérieuses du pouvoir et de la guerre, de l'amour et de la mort.
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La pièce que j'ai choisi pour le mois de septembre est donc Hamlet. Une pièce extrêmement célèbre dont tout le monde connaît l'histoire mais que j'avais quand même envie de découvrir. Cette chronique va sans doute être un peu brouillon, je m'en excuse d'avance. ^^

Le fantôme du roi, mort depuis 2 mois, réapparaît et annonce à Hamlet, son fils, qu'il n'est pas mort naturellement mais qu'il a été assassiné ! Pire encore, le meurtrier n'est autre que son propre frère, Claudius, nouveau roi du Danemark. Hamlet jure alors de le venger ! Et pour n'éveiller aucun soupçon, il feint la folie.

Lire du Shakespeare fait toujours un peu peur mais je ne regrette absolument pas de m'être lancer dans cette lecture. Cette pièce est tout simplement magnifique ! Même si par moment j'ai du m'accrocher pour tout comprendre, j'ai été complètement prise dans l'histoire et ce, malgré le manque d'action. On est dans la tragédie pure, le mélodrame, j'adore ! Je l'ai largement préféré a Macbeth (que j'ai lu le mois dernier et pas encore chroniqué) et pourtant j'avais adoré !

Bref, j'aime le style de Shakespeare, même si parfois c'est prise de tête ! Je ne sais pas ce qu'il fumait quand il écrivait mais une chose est sure ça lui réussissait ! ^^ Les dialogues sont savoureux mais ce que j'ai préféré ce sont les monologues. Les longues réflexions pleines de poésie. Mine de rien cette pièce nous fait réfléchir sur pas mal de chose ! Il y a une petite histoire d'amour au passage mais qui, bien qu'intéressante, n'est pas vraiment approfondie. C'est aussi dans cette pièce qu'on trouve la fameuse citation "Être ou ne pas être, telle est la question..." !

J'ai été surprise plus d'une fois. Surtout par certains personnages qui, au début paraissent un peu inutiles, mais se révèlent importants au final. En parlant des personnages, je ne sais pas pourquoi mais quand je lis du théâtre je ne m'attache jamais (ou presque) à eux et je trouve ça un peu dommage.
Bien que ce soit une tragédie, je me suis beaucoup amusée durant ma lecture. Les répliques du genre  "Ah, je meurs !" m'ont fait mourir de rie ! Je ne suis pas sure que ça soit l'effet recherché mais bon...

En conclusion, j'ai passé un très bon moment et je recommande cette pièce vivement ! Hamlet mérite tous les honneurs !

5/5

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Je n'arrive pas à décider d'une pièce pour le mois d'octobre, si vous avez des suggestions n'hésitez pas ! :)

8/20/2012

L'importance d’être constant - Oscar Wilde (Lu en VO)

The Importance of Being Earnest, Oscar Wilde, l'importance d’être constant, pièce de théâtre

Jack Worthing, aristocrate et dandy, s'est inventé un frère, prénommé Constant, sous l'identité duquel il accumule à Londres dettes et plaisirs. Courtisant Gwendoline Fairfax sous ce nom déguisé, il est bien loin de se douter de l'importance qu'elle attache à son prénom... Au même moment, son ami Algernon, bien décidé à séduire Cecily, la pupille de Jack, se rend à la campagne où celle-ci réside. Il se présente comme étant le frère de Jack, Constant. Un prénom que la jeune fille trouve aussi très à son goût...

Voilà encore une pièce, un classique, que je n'avais jamais lu. Et bien, je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt. J'ai tout simplement adoré !

L'action se déroule dans l'Angleterre Victorienne. Jack Worthing, s'est inventé un frère, Constant, pour pouvoir échapper à sa vie à la campagne et profiter de la vie Londonienne. C'est sous ce nom qu'il a séduit Gwendolen, qu'il souhaite épouser. Très vite il va se rendre compte de l'importance que la jeune femme attache à son prénom.
Pendant ce temps la, après avoir appris l'existence de Cecily, la pupille de Jack, son ami Algernon décide de se rendre à la campagne afin de la séduire. Pour cela, il se fait passer, lui aussi, pour Constant.
Tous ces mensonges vont mettre les deux hommes dans des situations plus que délicates.

L'humour anglais y est présent dans toute sa splendeur. Je me suis prise à rire et sourire plus d'une fois. Tout est très bien dosé et on ne voit pas le temps passé. Les premiers mots qui me viennent à l'esprit quand je pense à cette pièce sont caricature, ironie, satire et hilarante. La haute société anglaise de l'époque en prend pour son grade. Ils sont tous superficiels, hypocrites et pas très intelligents.
Les dialogues sont exquis. Oscar Wilde joue avec les mots comme personne, il a un style unique.

L'Importance d'être constant est une pièce légère, hilarante et très bien écrite que je ne peux que conseiller ! Elle est aussi très courte et GRATUITE donc, aucune excuse. ;) Et si votre anglais est correcte, lisez la en VO. L'anglais est facile, je n'ai rencontré aucune difficulté au niveau du vocabulaire.

Je suis ravie d'avoir découvert Oscar Wilde avec cette pièce et j'ai hâte de lire le reste de son travail.

4/5

En plus : Vous pouvez lire L'Importance d’être constant en français ICI et en anglais LA 

7/04/2012

Roméo et Juliette - William Shakespeare


A Vérone, où les Montaigu et les Capulet se vouent une haine ancestrale, Roméo, fils de Montaigu, est amoureux de Rosaline, tandis que Capulet s'apprête à donner une grande fête pour permettre à Juliette, sa fille, de rencontrer le comte Pâris qui l'a demandée en mariage. Parce qu'il croit que Rosaline s'y trouvera, Roméo se rend au bal et pour Juliette éprouve un coup de foudre aussitôt réciproque. Sous le balcon de la jeune fille, il lui déclare le soir même son amour puis, le lendemain, prie frère Laurent de les marier et de réconcilier leurs familles ennemies. Mais voici que sur une place de Vérone, Tybalt, cousin de Juliette, provoque Roméo qui refuse de se battre. Mercutio, son ami, dégaine à sa place, mais lorsque Roméo voit Mercutio mortellement frappé par Tybalt, il décide de le venger : Tybalt tombe à son tour, et ce qui était une comédie vire à la tragédie.

Je ne pense pas avoir besoin de présenter Roméo et Juliette, qui ne connait pas cette histoire ?
C'est l'une, sinon ma pièce de théâtre préférée. J'ai re-regardé Romeo + Juliette et ça m'a donné envie de la relire. C'est la seule pièce que j'ai lu plus d'une fois et chaque fois c'est un plaisir.
Roméo et Juliette est un classique que tout le monde devrait lire au moins une fois dans sa vie. C'est un livre court, relativement facile à lire et surtout une très belle histoire d'amour.

4/5

***

"O Roméo, Roméo, pourquoi donc es-tu Roméo ?
Renie ton père et abdique ton nom.
Ou, si tu ne veux pas, jure d'être mon amour,
Et moi je cesserai d'être une Capulet."

***